15/12/2007

Neuf GPS à moins de 200 euros.

D'aprés un article sur Micro Hebdo. 

Introduction

 Cela vous dirait de repasser votre permis ?

Pas celui qui vous autorise à conduire. Non. Celui qui vous aide à trouver votre chemin... avec un GPS . Avouez que pour utiliser ces petites merveilles de technologie, mieux vaut savoir comment elles fonctionnent. D'ailleurs, c'est bien simple : du temps de la carte routière, celle que l'on n'arrivait jamais à replier à l'identique, on avait tôt fait de se chamailler en voiture, le conducteur estimant que son ou sa copilote s'y prenait mal. Souvent à tort, parfois à raison.

Et bien, finalement, avec le GPS, la situation n'a pas vraiment changé : quand le ton monte, ce n'est plus pour une question de lecture ou d'interprétation mais à cause d'un problème de réglage. De bouton en menu, de menu en sous-menu, sans parler du vocabulaire technique utilisé par les constructeurs, ce n'est pas toujours très simple. Alors, à quand un permis GPS ?

Simple comme un lave-vaisselle

C'est un fait, il faut acquérir une certaine expérience, se plier à une logique un peu rébarbative et faire preuve d'un minimum de dextérité pour utiliser un GPS. En somme, vous achetez un GPS pour qu'il vous assiste et c'est vous qui devez vous plier à son autorité !

Après tout, pourquoi ne pas rêver d'un GPS qui soit aussi simple à utiliser qu'un lave-vaisselle. Nous avons voulu relever ce défi. C'est pourquoi, plutôt que de céder à la surenchère des fonctions superflues, nous sommes allés directement à l'essentiel et avons confié à nos ingénieurs neuf modèles parmi les plus récents du marché, avec deux mots d'ordre : simplicité et précision. Bref, des GPS sans histoire : on met en marche, on choisit une destination, et on roule... Dit comme ça, cela a l'air simple.

Le bon tempo et pas de fausse note

Et pourtant, de la même manière qu'un bon musicien dégage une impression de facilité quand il joue, le bon GPS est celui qui sait se faire oublier : pas de directives fantaisistes ou ambiguës, pas d'erreurs sur les rues, pas de vrais faux raccourcis qui rallongent... Bref, le bon tempo et sans fausses notes. Et, finalement, ce n'est pas si simple. Que l'on se rassure toutefois, la mission n'est pas impossible : il y a certes quelques ratages mais aussi certains modèles que nous n'avons pas pu prendre en défaut.

A moins de trois semaines de Noël, et après des centaines de kilomètres parcourus par nos testeurs et le dépouillement des mesures du laboratoire, nous vous présentons un dossier qui, espérons-le, vous guidera dans votre choix... avant que vous ne vous en remettiez au GPS pour qu'il vous guide tout court


 

Tableau comparatif
Le tableau suivant présente les résultats des tests effectués en laboratoire et regroupés selon les grandes caractéristiques des produits. Verdict.

 

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Nos aventures au volant

Certains GPS sont excessivement bavards, d'autres nous égarent sur des chemins de traverse, en route pour quelques surprises...

 

Au fil des kilomètres parcourus en compagnie de ces GPS, on découvre le petit tic, voire l'énorme TOC (trouble obsessionnel du comportement) de chaque modèle. C'est rigolo au début, agaçant à la fin.

Prenons l'Acer V200. Il vous avertit si vous dépassez la limitation de vitesse. En principe, c'est utile, mais sur ce modèle, c'est insupportable. Cette fonction ne tolère aucune marge. Vous roulez à 92 au lieu de 90 ? Vous tardez à ralentir en entrée d'agglomération ? L'appareil vous rappelle à l'ordre immédiatement. Et parfois, il vous invective alors que vous respectez scrupuleusement le 50 en ville. « Vous dépassez la vitesse autorisée... vous dépassez la vitesse autorisée... » L'avertissement de dépassement de vitesse du Via Michelin est plus drôle : quand on va trop vite, il émet un son ressemblant à un « cot-cot » ou à un « coin-coin »  !

On y rencontre des contradictions !

Les calculs d'itinéraires privilégient les grands axes par rapport aux voies secondaires, et ce n'est pas toujours une bonne idée. Le TomTom One est l'un des pires : face à une rue qui file droit à destination, il préfère vous faire bifurquer vers un boulevard, quitte à ajouter un kilomètre à un trajet qui n'en comptait plus que... deux ! Et il y a parfois les bugs du logiciel. Si on tape Montigny-le-Bretonneux, le Mio C230 n'attendra pas qu'on lui soumette une adresse précise : il indiquera obstinément la mairie et rien que la mairie. Et, sur l'autoroute A12, en rentrant vers Paris, le même Mio C230 nous a dit de « serrer à gauche » tandis qu'à l'écran, la carte nous montrait qu'il fallait prendre à droite ! Quand on connaît le chemin, on s'en sort... D'un autre côté, si l'on connaît le chemin, pourquoi utiliser un GPS


 

On aime, on n'aime pas...
Pertinence des indications, ergonomie, mises à jour des cartes, repérages des radars... ces neufs GPS ont été testés chemin faisant.

 

Garmin Nüvi 200 France

On aime... le kit de montage pour voiture

Minuscule et extrêmement facile à fixer sur le pare-brise, puis aisément orientable afin d'optimiser les conditions de guidage, le kit de fixation du Nüvi 200 apporte un plus indéniable en matière de confort. Y compris quand arrive le moment de le désinstaller

On aime... l'ergonomie optimisée

Si l'on est fâché avec les modes d'emploi, alors le Garmin Nüvi est le GPS idéal pour vous : tout est intuitif. Avec notamment, sur l'écran tactile, des boutons surdimensionnés, facilement accessibles quand on doit garder un oeil sur la route. Le défi que nous avions lancé en termes de simplicité est donc relevé !

On aime... la carte très lisible

Garmin n'a pas lésiné sur le surlignage du trajet en cours afin que l'utilisateur soit certain, à tout moment, d'être sur la bonne route. Attention, cet excès de zèle tend à masquer parfois certains détails très proches de la route. Il faut également saluer la grande profondeur de la vue qui permet d'anticiper les manoeuvres

On aime... la pertinence du guidage

Les recalculs d'itinéraire, nécessaires dès qu'on est confronté à des situations très courantes telles qu'un détour volontaire pour cause d'embouteillage ou quand on se trompe de voie, sont très rapides sur ce modèle et en général pertinents

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On n'aime pas... les caractères exagérément gros

Trop de lisibilité tue la lisibilité. C'est le cas quand les caractères des inscriptions portées sur la carte sont tellement gros que les mots n'entrent pas entièrement dans l'écran

On n'aime pas... se faire remonter les bretelles

Qu'il est autoritaire, ce GPS ! Preuve que féminité ne rime pas toujours avec douceur, la voix de ce modèle est un peu oppressante. Dommage !

Magellan Roadmate 1200

On aime... le mode de saisie

Non seulement l'appareil annonce oralement les lettres au fur et à mesure de leur saisie, mais les touches inutilisées du clavier disparaissent, elles aussi au fur et à mesure, le logiciel éliminant lui-même les mots impossibles. Cette méthode évite les fautes de frappe... et ça va plus vite

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On aime... le recalcul efficace d'itinéraire

Tant qu'à faire, autant qu'un GPS choisisse les chemins les plus directs pour aller d'un point à un autre. Dans ce domaine, le Roadmate assure, et en plus, quand il doit recalculer un itinéraire, il le fait vite et bien

On aime... le confort de guidage

Aussi bien au niveau visuel, avec une profondeur de vue bien dosée, qu'au niveau vocal, avec une expression douce et fluide, ce GPS est très agréable. Comme, en plus, la carte est bien contrastée...

On n'aime pas... la cacophonie

Ce modèle ponctue ses instructions de sons divers et variés. Sur le principe, nous n'avons rien contre. Sauf que ces interventions sont parfois difficiles à interpréter. Peut-être qu'après un an de vie commune, on s'y habitue...

On n'aime pas... les recalculs paralysants

C'est un défaut qui touchait couramment les GPS il y a quelques années et qui est toujours là : lors d'un recalcul d'itinéraire, le processeur est tellement sollicité qu'il est incapable de faire autre chose. Résultat : la carte se fige ou prend du retard par rapport à la situation réelle de la voiture

Navigon 2100

On aime... le charme et la courtoisie

Même si ce n'est qu'une machine, ce GPS propose, en marge des itinéraires les plus pragmatiques, des itinéraires de charme, c'est-à-dire bien plus agréables pour les yeux que le duo autoroute-nationale. Pas bête ! Et en plus, la voix est fluide et courtoise

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Mio C230 Europe

On n'aime pas... l'expression confuse

Fautes de français, phrases absurdes ou maladresses, ce GPS demande plus d'attention que les autres pour être compris. Et ce n'est certainement pas ce qu'on recherche !

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Acer V200

On n'aime pas... l'absence de radars

Par les temps qui courent, avoir un GPS et ne pas être prévenu à l'approche d'un contrôle de vitesse, c'est un peu dommage...

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Navman S30

On aime... le guidage vocal

C'est l'un des rares GPS à savoir dire « tout droit » , là où les autres utilisent des expressions comme « serrez à gauche » ou « continuez sur... ». Il peut même enchaîner les instructions dans une seule phrase. On y gagne en compréhension

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ViaMichelin X960

On aime... la mise à jour des radars

Ce modèle est le seul parmi les matériels testés à proposer gratuitement la mise à jour de la carte des radars. Pas inutile ! En plus, les alertes à l'approche desdits radars sont parfaitement au point

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TomTom One V3 France

On aime... les mises à jour

Elle est gratuite en ce qui concerne le logiciel, payante mais abordable s'agissant de la carte. Les mises à jour sont l'un des points forts de ce modèle et du fabricant en général. Au moment de nos tests, la mise à jour - en promotion - de la carte d'Europe de l'Ouest valait seulement 50 euros. Les autres marques ne font pas aussi bien

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Thomson GPS 420F

On n'aime pas... l'affichage

L'interface est austère, avec des menus peu contrastés, un écran sombre et des icônes vieillottes. Quand on saisit une adresse, les résultats apparaissent trop vite : si vous saisissez « versa » (début de Versailles), il peut tout à fait vous renvoyer vers « Santa Maria della Versa »

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Quoi de neuf sur les derniers modèles sortis ?


Les constructeurs corrigent les alertes intempestives et les instructions trop anticipées, mais quelques améliorations restent encore à prévoir, notamment pour le guidage vocal.

 

En progrès : Le comportement des appareils face aux radars

Sur ce sujet particulièrement sensible, les anciennes générations de GPS avaient tendance à sonner l'alarme à tort et à travers, que le radar soit sur la route empruntée ou sur une bretelle. Le GPS pouvait même vous alerter si le radar se trouvait sur une autre route à proximité, au point que cela devenait dangereux de conduire avec une telle pression. C'est désormais terminé ! Tous les modèles testés donnent aujourd'hui l'alerte avec pertinence. Si ces GPS vous annoncent un radar, vous pouvez les croire sur parole !

En progrès : Le temps que mettent les appareils à répondre à une commande du doigt

Avant, on y regardait à deux fois avant d'interrompre l'appareil dans son travail. Trop de tâches simultanées menaient souvent au plantage. Aujourd'hui, tapotez, c'est exécuté !

En progrès : Le clavier variable

Ce n'est pas un gadget : quand on saisit un nom de ville comme Montélimar, dès que le M est tapé, le GPS sait très bien que la seconde lettre ne risque pas d'être un x ou un z et la fait donc disparaître du clavier. Et comme il n'y a pas que le x et le z qui sont dans ce cas, le clavier est reconfiguré et devient beaucoup plus simple. Adieu les fautes de frappe, bonjour le gain de temps.

En progrès : L'anticipation

Fini les instructions données beaucoup trop tôt et qui plongeaient subitement dans le doute le plus chevronné des conducteurs. Evidemment, quand ce qu'on voit au volant ne correspond pas avec ce que dit le GPS, il y a de quoi douter ! Les nouveaux modèles, particulièrement en ville, ont appris à retenir leur impatience : les directives sont données à 200 mètres du lieu de l'action, et non plus à 500 mètres comme avant.

En progrès : La lisibilité

Si les goûts et les couleurs ne se discutent pas en général, c'est tout le contraire pour les GPS. Pas question de conduire l'oeil rivé sur l'écran ! Alors, quand il faut tout saisir d'un rapide coup d'oeil, le contraste, le choix des couleurs, la profondeur de la vue sont essentiels. Par ailleurs, le réalisme des cartes est aussi en progrès. Il y a même des modèles qui affichent les monuments en 3D !

Pas mieux qu'avant : Le guidage vocal

Trop souvent encore, les termes utilisés sont inadaptés, maladroits ou pas cohérents avec la carte. Quand la situation est simple, passe encore. Mais sur les ronds-points ou quand les rues partent dans toutes les directions, rien ne vaut la précision ! En cas de flottement du côté du guidage vocal, la seule solution est alors de regarder l'écran. Après tout, un dessin vaut mieux qu'un long discours...

Pas mieux qu'avant : Les mises à jour

Soyons justes, en ce qui concerne les mises à jour des logiciels, elles étaient gratuites et le restent. S'agissant des cartes, la situation ne s'est pas vraiment améliorée. Parfois, le prix d'une mise à jour - comptez de 60 à 110 euros pour un seul pays - est tel qu'il vaut peut-être mieux racheter un nouveau GPS... Pour les radars, la situation est plus contrastée. Les GPS sont équipés en standard, sauf exception, d'une base répertoriant les radars fixes. Sa mise à jour est en général payante.

Pas mieux qu'avant : L'infotrafic

Cette fonction répondant au nom technique de TMC , qui rend le GPS plus intelligent en l'autorisant à recalculer un itinéraire en fonction de l'état de la circulation, n'est pas toujours présente sur les appareils. Et quand elle l'est, il faut mettre la main au porte-monnaie, à deux exceptions près.

Comment ça marche ?

Un récepteur radio couplé GPS est en fait un à une carte topographique déjà enregistrée dans l'appareil ou sur une carte mémoire insérée dedans, et à un programme de calcul d'itinéraires. Le récepteur capte les signaux de plusieurs satellites, les examine et calcule la distance qui le sépare de chacun des satellites. Il en déduit sa position sur le globe terrestre. Il n'a plus qu'à superposer cette position à la carte. Pour faire ses calculs, le GPS doit « voir » au moins quatre satellites en même temps, mais plus il y en a, mieux c'est. C'est un logiciel qui calcule la route qu'il faut prendre en s'appuyant sur la carte déjà enregistrée dans l'appareil. Le GPS est donc un petit ordinateur spécialisé...

Un simulateur de satellites au labo...

Ca ressemble à un tiroir métallique, ce n'est pas très sexy, et pourtant... Le simulateur de satellites Spirent GSS 656 utilisé pour nos tests par les ingénieurs du laboratoire est l'équipement que l'on retrouve typiquement chez les constructeurs de GPS et d'automobiles, une pièce maîtresse sans laquelle aucun test sérieux ne peut être mené. Même le fameux pilote automatique des avions est mis au point avec ce matériel. Son rôle est de faire croire au GPS qu'il capte les signaux de vrais satellites alors que ceux-ci sont virtuels et entièrement programmables. L'intérêt ? Voir comment se comporte le GPS dans différentes conditions, mesurer sa sensibilité de réception, etc. Même les conditions météo peuvent être simulées ! A côté de cela, tous les appareils testés ont eu droit à des kilomètres de vraies routes, avec de vrais ronds-points, de vrais sens interdits, etc. Bref, des heures et des heures de vraie navigation en situation réelle sur des parcours qui sont peut-être les mêmes que les vôtres.


 

Comment nous les avons testés


Le laboratoire applique des protocoles de tests rigoureux pour évaluer les produits. Puis la rédaction analyse les résultats qui lui sont transmis, et les commente.

 

Tests sur route

Pour rendre incontestables les résultats de tests réalisés sur 35 km de parcours routier et autoroutier, ainsi que sur 3,5 km de parcours urbain, notre laboratoire a enregistré systématiquement le comportement en temps réel des GPS testés. Cela a permis de calculer le décalage entre l'image et la position géographique réelle, de même qu'entre le guidage vocal et cette même position. La précision des instructions vocales utilisées et la qualité de la carte font aussi partie des points évalués à l'issue de ce parcours.

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Ergonomie de la saisie d'adresses

Si la cartographie est essentielle, la base de données des noms qui lui est associée est tout aussi importante. Certains modèles maîtrisent mieux les noms de rues ou de lieux simples que les noms composés comportant des traits d'union, des apostrophes...

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Facilité d'accès aux menus

Certains GPS sont riches en options et encore plus en réglages. Mais pour certains, la navigation est difficile, peu intuitive, voire exaspérante. En particulier, quand on cherche des POI comme des stations-service ou des centres commerciaux.

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Luminosité de l'écran

Si tous les écrans sont lisibles la nuit ou avec une faible luminosité ambiante, il n'en est pas de même en été ou dans un véhicule muni d'un toit ouvrant ou transparent. Une sonde Konica-Minolta CA210 nous a servi à mesurer la luminosité des écrans et à repérer ceux qui sont le moins bien adaptés à une utilisation en plein soleil.

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Sensibilité du GPS

Pour tester tous les GPS dans les mêmes conditions, le laboratoire a utilisé le Spirent GSS 6560 Multi-Channel GPS/SBAS Simulator. Cet appareil peut simuler la présence de plusieurs canaux ou satellites GPS (jusqu'à 12) et choisir plusieurs paramètres de navigation (vitesse, direction, position, relief, échos...). Le laboratoire a mesuré avec précision la sensibilité et la rapidité de calage ( Fix ) de chaque GPS.

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 Voilà, c'est tout maintenant, en espérant que la Pére Noël soit généreux... 

 

Leonas 

10:45 Écrit par Jean-Michel ( Leonas ) dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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